Plan pour un Parti libéral de l'Ontario plus fort et plus inclusif

Notre campagne est engagée à bâtir une province qui s'appuie sur le solide dossier économique de notre parti, tout en articulant une vision du bien-être qui va au-delà du PIB comme seule mesure du progrès. En plus de lutter contre le changement climatique, de créer plus de bons emplois et d'améliorer l'accessibilité financière, nous nous efforçons d'habiliter les Ontariens là où ils vivent.

L'accent que nous mettons sur l'autonomisation doit également s'étendre à de sérieuses réformes du fonctionnement de notre parti. Nous devons d'abord reconstruire le parti, puis le transformer en une machine capable de gagner des élections. Pour tenir nos promesses, nous avons besoin de beaucoup plus de personnes qui contribuent à nos idées et les communiquent partout en Ontario.

Pour y parvenir, nous avons identifié une série de défis auxquels le Parti libéral de l'Ontario est confronté et nous avons proposé des solutions. Kate a entendu parler de beaucoup de ces problèmes au cours de son travail avec les anciens candidats et de sa tournée d'écoute dans la province.

L'amélioration doit être constante. Nous devons entendre les membres du parti (et ceux qui pourraient avoir quitté le parti ou décidé de ne pas s'y joindre) nous dire ce que nous avons manqué ou comment nous pouvons faire encore mieux. Il nous faudra tous travailler ensemble pour faire ce travail et régler les problèmes suivants avec de vraies solutions.

1) Rendre l'adhésion gratuite

Problème : notre parti n'a pas assez de membres pour développer la force de la base dont nous avons besoin dans toute la province.

Solution : faire en sorte que l'adhésion au Parti libéral de l'Ontario soit gratuite pour tous ceux qui croient en ce que nous défendons et qui veulent s'impliquer.

2) Ouvert et accessible

Problème : les gens considèrent le Parti libéral de l'Ontario comme un club d'élite et exclusif. Nous devons être plus ouverts et plus accessibles.

Solutions : mettre fin aux congrès à la direction délégués et adopter le système un membre, un vote, que nos membres peuvent appuyer. 57 % des électeurs à notre AGA de 2019 ont appuyé ce changement, qui permettrait à un plus grand nombre d'Ontariens de participer plus facilement au choix de notre chef. Nous connaissons une majorité de délégués à notre dernière AGA et nous devons nous y rendre.

Ces AGA sont également coûteuses à tenir et à assister. Alors, faisons en sorte que les AGA soient régionales et non centralisées. Nous avons la technologie nécessaire pour nous réunir pour les moments importants, comme entendre notre chef, sans demander aux membres qui veulent se sentir impliqués de voyager et de payer chaque année. Ensuite, une fois tous les quatre ans, nous nous réunirons en famille.

Nous devons aussi nous engager à ce que les mises en candidature soient justes, ouvertes et transparentes. C'est pourquoi je me suis engagé à présenter des candidatures qui seront équitables pour ceux qui veulent y participer, et c'est pourquoi j'exhorte les autres candidats au poste de chef et tous les députés à y adhérer. Les courses à la candidature sont un bon test, et nous ne devrions pas interférer pour quelqu'un que les élites de notre parti estiment être « meilleur », ou pire, à qui elles ont promis une nomination en échange de leur soutien.

3) Prêt pour les élections

Problème : même si la date des élections a été fixée au lendemain des élections de 2014, le Parti libéral de l'Ontario n'était pas prêt pour les élections de 2018. C'est d'autant plus évident que certains candidats ont été nommés juste avant que le décret de convocation des électeurs ne soit déposé, mais c'est plus que cela. Nous devons être prêts à nous engager auprès des Ontariens tout au long du cycle électoral.

Solutions : nous proposons de tenir un minimum de 100 assemblées de nomination plus de six mois avant les prochaines élections à date fixe. Cet objectif ambitieux garantit que la majorité de nos candidats seront sur le terrain à temps pour changer les choses. Mais il s'agit d'une opération complexe, et bien que nous soyons résolus à dépasser cet objectif, cela ne sera pas suffisant.

Nous devons nous engager auprès de tous nos candidats et associations locales et les appuyer en tout temps, et non seulement juste avant les élections. C'est pourquoi nous engagerions des organisateurs à temps plein, sur le terrain, pour chaque région de la province, afin de faire prospérer le parti tout au long du cycle. Cela permet également d'appuyer nos associations locales et d'accroître leur responsabilité. Nous devons travailler avec ces associations pour élaborer des cibles mesurables, leur fournir le soutien dont elles ont besoin pour les atteindre, puis élaborer conjointement des mesures de responsabilisation dans les domaines qu'elles peuvent contrôler, comme les contacts de proximité et les visites de porte à porte.

4) Une orientation claire et cohérente

Problème : dans le cadre du Projet d'écoute, une campagne postélectorale que Kate a aidé à mener, l'un des grands thèmes était que les gens ne savaient pas ce que les libéraux de l'Ontario défendaient.

Solutions : en plus du démarchage approfondi auquel nous nous sommes engagés ci-dessus, nous devons nous assurer de communiquer un objectif clair aux Ontariens, année après année.

Pour renforcer cela, nous devrions publier le programme au moins un mois avant la période électorale afin que les gens sachent où nous nous situons.

Nous devons inclure les membres et le public dans nos délibérations sur les politiques en cours de route, en nous engageant avec eux sur les problèmes que nous voulons résoudre (par exemple, notre vision et nos priorités en matière de bien-être), en leur montrant les solutions aux problèmes que nous envisageons. Ensuite, une fois que nous avons décidé des solutions à proposer, expliquez-leur comment nous en sommes arrivés là et comment nous voulons que notre succès soit mesuré dans l'avenir.

5) Capacité d'organisation à l'échelle de la province

Problème : le PLO comptait trop sur le personnel existant des membres élus pour mener sa campagne électorale et ne disposait pas d'une équipe de base de militants engagés.

Solution : embaucher à temps plein, pour chaque région de la province, des organisateurs sur le terrain qui se consacrent à la création de la base du parti, et réduire la dépendance à l'égard du personnel de Queen's Park. De plus, confier à ces organisateurs la tâche d'habiliter et d'investir dans la capacité des organisateurs bénévoles locaux par le biais de la formation et de la technologie.

6) En contact avec les membres

Problème : notre parti s'est parfois déconnecté de ses membres.

Solution : s'engager à tenir des assemblées publiques locales dans toutes les régions de la province, chaque année, avec les membres, et s'assurer que nos critiques et, finalement, les membres, fassent de même.

Même si nous obtenons un gouvernement majoritaire, le fait de remporter un gouvernement sans sièges dans des circonscriptions rurales ou du Sud-Ouest ne fait que réaffirmer de vieilles divisions.

7) APL habilitées

Problème : les APL se sentent impuissantes et les circonscriptions locales ont l'impression qu'elles n'ont pas leur mot à dire sur la façon dont le parti est dirigé. Le leadership des PLO a perdu sa proposition de valeur.

Solution : nous devons faire en sorte que le fait d'être président de l'APL signifie plus. C'est pourquoi nous proposons que six fois par année, les présidents de l'Assemblée législative des circonscriptions non détenues puissent assister aux réunions du caucus. Nous devons entendre leur voix, nous devons leur faire confiance pour garder nos confidences, et nous avons besoin d'eux stimulés et engagés chaque jour de l'année.

8) Démarchage approfondi

Problème : en ciblant les électeurs à l'aide de données sophistiquées, les démarcheurs se contentent de demander aux gens à la porte s'ils vont voter ou s'ils ont déjà voté pour les libéraux. Cela ne laisse aucune place à la persuasion et est ennuyeux pour les démarcheurs.

Solution : nous devons également nous engager, à l'échelle du parti, à faire un travail de démarchage approfondi. Nous ne pouvons pas venir à la porte des gens, ou sur leur téléphone, ou sur leur fil Facebook, une fois tous les quatre ans, pour leur demander leur soutien, et ensuite nous enfuir quelle que soit la réponse. Nous devons trouver un moyen de faire en sorte que nos associations locales, nos candidats, nos députés provinciaux et, surtout, nos militants s'engagent auprès des Ontariens en tout temps. Nous devons les rencontrer là où ils vivent et leur demander ce qu'ils veulent de nous. Ensuite, nous devons leur dire comment nous nous proposons de régler les problèmes qu'ils ont identifiés. Et puis, après avoir fait ce travail, nous devons leur demander leur vote. Cela nous permettra non seulement de mieux répondre aux besoins et aux rêves des Ontariens, mais c'est aussi la meilleure façon de renforcer notre parti avec de nouveaux petits donateurs et militants.