Études postsecondaires pour tous

La vision de Kate : Une province où chaque personne a accès à l'éducation postsecondaire.

Chaque jeune en Ontario mérite la possibilité de poursuivre des études ou une formation postsecondaires. Certains hésitent même à faire une demande d'admission dans un collège ou une université parce qu'ils s'inquiètent des frais de scolarité ou de l'accumulation d'une montagne de dettes scolaires à la fin de leurs études. Nous estimons que la fréquentation d'un collège ou d'une université devrait être fondée sur votre capacité d'apprendre, et non sur votre capacité de payer.

En Ontario, plus d'étudiants que jamais entreprennent des études postsecondaires. Cette réussite n'est pas partagée de manière égale. Bien que la participation des familles à faible revenu de l'Ontario ait augmenté, seulement 55 % de ces enfants sont inscrits dans un collège ou une université à l'âge de 19 ans, alors que plus de 84 % des enfants des ménages à revenu plus élevé y sont inscrits. Les étudiants de première génération (ceux dont les parents n'ont pas terminé leurs études postsecondaires), les étudiants à faible revenu, les étudiants autochtones et les étudiants handicapés sont tous moins susceptibles de s'inscrire à des études postsecondaires. L'élimination des obstacles financiers, l'investissement en amont dans la scolarisation et le soutien des établissements peuvent avoir un impact important. Nous devons faire mieux, et nous savons déjà comment nous y prendre. 

Avant que le gouvernement conservateur ne réduise le " nouveau RAFEO ", les étudiants autochtones ont connu la plus forte augmentation de demandes - soit de 36 %. Les demandes des étudiants adultes et des étudiants qui se dirigent vers le collège ont toutes deux augmenté de 28 %. Nous reconnaissons que l'amélioration de l'équité et de l'accès à l'éducation est une composante essentielle du bien-être. 

C'est pourquoi nous redéfinirons le RAFEO afin d'aider les personnes qui en ont le plus besoin.

Dans le but d'améliorer l'abordabilité, la qualité et l'accès à l'éducation postsecondaire pour tous les Ontariens et Ontariennes, nous allons :

 

  1. Réintroduire la gratuité ciblée des frais de scolarité pour les familles à revenu faible et moyen.

    Le gouvernement conservateur a supprimé en 2018 un programme de frais de scolarité qui accordait des subventions non remboursables à plus de 234 000 étudiantes et étudiants de l'Ontario. Cela rend l'éducation postsecondaire moins abordable et moins accessible. Le programme avait supprimé les frais préalables pour les étudiantes et étudiants qui en avaient le plus besoin. Il a également aidé les étudiantes et étudiants à obtenir leur diplôme sans dette. Notre plan réintroduira des frais de scolarité gratuits ciblés en Ontario pour aider nos étudiantes et étudiants à préparer une main-d'œuvre hautement qualifiée à la nouvelle économie.

    La gratuité ciblée des frais de scolarité signifie que plus de gens peuvent avoir accès à l'éducation et permet spécifiquement l'accès aux étudiantes et étudiants qui, autrement, n'envisageraient pas de fréquenter un collège ou une université. Nous réintroduirons la gratuité ciblée des frais de scolarité pour les ménages à faible et à moyen revenu grâce à un investissement de 1,2 milliard de dollars. Dans plusieurs cas, les demandeurs à faible et moyen revenu recevront des fonds supplémentaires en plus des frais de scolarité pour les aider à faire face au coût de la vie en tant qu'étudiant(e). Le programme offrira également des subventions non remboursables, selon un système échelonné, aux étudiants issus de familles dont le revenu annuel ne dépasse pas 140 000 $.

    Une fois remis en vigueur, le nouveau RAFEO sera offert aux étudiants adultes, aux étudiants mariés, aux étudiants avec enfants, aux étudiants à charge et aux étudiants indépendants célibataires. Nous utiliserons des données pour évaluer le succès de ce programme et pour nous assurer que les groupes en quête d'équité bénéficient d'un accès accru.

  2. Investir 10 millions de dollars pour offrir un bon d'études provincial aux enfants de l'Ontario.

    Les études montrent que les jeunes qui ont des économies, même modestes, destinées à leurs études ont 50 % plus de chances de participer à des études postsecondaires que ceux qui n'en ont pas. Si les futurs étudiants possèdent un actif, ils sont plus susceptibles de l'utiliser. 

    Un investissement de 10 millions de dollars par année permettrait à la province de verser une obligation de 700 $ à tous les enfants nés dans des familles du décile inférieur de revenu. Combiné au Bon d'études canadien, la valeur totale du fonds de dotation à l'âge de 18 ans serait supérieure à 4 000 $, avant toute autre cotisation au REEE. Notre régime investira tôt dans les étudiants, éliminera les obstacles financiers et augmentera la participation. 

  3. Travailler avec les partenaires ruraux à l'élaboration d'une stratégie d'EPS en milieu rural pour aider un plus grand nombre d'étudiants à soumettre une demande.

    La gratuité des frais de scolarité pour les familles à revenu faible et moyen aidera les étudiants de toute la province à accéder aux études postsecondaires. Notre nouveau programme tiendra compte des coûts liés au déménagement et au transport quotidien. Rendre l'éducation plus abordable ne permettra pas d'éliminer tous les obstacles auxquels font face les étudiants, en particulier dans les régions rurales de l'Ontario. Les jeunes des régions éloignées du Nord sont beaucoup moins susceptibles que ceux des régions urbaines du Sud de fréquenter un établissement d'enseignement postsecondaire. En collaboration avec nos partenaires municipaux, francophones, autochtones et postsecondaires, nous élaborerons une stratégie d'éducation postsecondaire en milieu rural pour faire en sorte que les élèves aient les possibilités dont ils ont besoin pour réussir.

  4. Être un partenaire actif dans la promotion et le financement des programmes de prévention et de sensibilisation en matière d'agression sexuelle. 

    Depuis la promulgation de la Loi sur le plan d'action contre la violence et le harcèlement sexuels (projet de loi 132), les établissements d'enseignement postsecondaire doivent avoir mis en place des politiques autonomes en matière de violence sexuelle. Nous continuerons de travailler avec les universités et les autres établissements d'enseignement postsecondaire et d'augmenter le financement afin de nous assurer que les politiques sont examinées, mises à jour et mises en œuvre au besoin. Nous augmenterons également le financement des services locaux et communautaires en matière d'agression sexuelle dans tout l'Ontario afin d'élargir l'accès à des ressources intégrées pour assurer la coordination des soutiens aux étudiantes et étudiants.

    Nous nous engageons également à poursuivre le sondage sur le climat dans les campus et à utiliser les données pour mieux comprendre la composante sexospécifique et racialisée de la violence et du harcèlement sexuels sur nos campus. Nous travaillerons sans relâche pour faire en sorte que tout le monde dans la province puisse vivre en sécurité, à l'abri de la menace, de la peur ou de l'expérience de la violence et du harcèlement sexuels.

  5. Doublez la Bourse ontarienne pour les études à temps partiel.

    Les étudiantes et étudiants à temps partiel n'ont pas le même accès au RAFEO que ceux à temps plein et ont besoin d'un plus grand soutien financier. Nous doublerons la Bourse ontarienne pour les études à temps partiel, qui passera de 500 $ à 1 000 $ par année scolaire.

  6. Rétablir et prolonger la période de grâce sans intérêt pour les étudiants et augmenter le seuil de remboursement.

    Nous instaurerons un délai de grâce d'un an sans intérêt pour les étudiantes et étudiants qui obtiennent leur diplôme. Pendant la prolongation du délai de grâce de six mois, aucun paiement ne sera exigé sur votre prêt d'études de l'Ontario et sur la portion ontarienne de votre prêt d'études intégré Canada-Ontario. De plus, les étudiants n'auront pas à commencer à rembourser leurs prêts, s'ils en ont, avant d'avoir un revenu minimum de 35 000 $ par année.

  7. Permettre aux nouveaux parents de prendre une pause sans intérêt dans le remboursement de leurs prêts étudiants jusqu'à ce que leur plus jeune enfant atteigne l'âge de cinq ans.

    Nous ferons une annonce semblable à celle faite récemment par le gouvernement fédéral pour permettre aux nouveaux parents de prendre une pause sans intérêt dans le remboursement de leur dette. En rendant l'éducation postsecondaire plus abordable et plus accessible aux étudiants de tous âges, nous devons soutenir les familles ontariennes. Si on ajoute le délai de grâce sans intérêt et l'augmentation du seuil de remboursement, l'Ontario renoncera à 15 millions de dollars par année en revenus d'intérêts afin de permettre aux étudiantes et étudiants d'économiser des milliers de dollars chaque année.

  8. Élaborer une stratégie en matière de santé mentale  pour les personnes qui font des études postsecondaires

    La santé mentale est l'une des questions les plus urgentes pour les étudiants qui poursuivent des études postsecondaires aujourd'hui. Compte tenu des besoins uniques des étudiants en matière de services de soutien, nous reconnaissons que nous devons répondre à cette demande de façon plus efficiente et plus efficace. Nous élaborerons des rôles et des responsabilités clairs pour les ministères et nous mettrons en œuvre des stratégies ciblées pour la santé mentale des étudiants de niveau postsecondaire, en soulignant le rôle des organismes communautaires et des établissements d'enseignement postsecondaire dans le soutien de ceux qui en ont besoin.

  9. Accroître le soutien aux étudiants étrangers de l'Ontario.

    Au cours des cinq dernières années, la population des étudiants étrangers a augmenté de plus de 73 % en Ontario. Bien que ces nouveaux étudiants qualifiés aient apporté une croissance sans précédent aux établissements d'enseignement postsecondaire et à nos collectivités, il est clair qu'ils ont connu des difficultés de croissance. Nous travaillerons avec les établissements d'enseignement postsecondaire pour améliorer le soutien offert aux étudiants étrangers sur les campus et dans la collectivité, afin de les aider à mieux s'adapter à leur nouvelle vie en Ontario et à maintenir une bonne santé mentale et physique.