Un partenaire solide et un ardent défenseur de la communauté franco-ontarienne

Notre vision :

Plus de 744 000 francophones vivent en Ontario, faisant de cette province la plus grande communauté francophone en Amérique du Nord à l'extérieur du Québec. La population franco-ontarienne a célébré en 2015 les 400 ans de présence francophone dans la province. Bien que la reconnaissance des droits des minorités de langue officielle ait progressé au cours des dernières années, une communauté franco-ontarienne de plus en plus diversifiée nécessite un partenaire provincial qui accorde la priorité aux affaires francophones et qui s'engage à obtenir des résultats concrets pour la communauté franco-ontarienne.

Les défis de longue date auxquels font face les francophones exigent une attention immédiate et un soutien du gouvernement provincial, notamment en matière d'accès aux soins de santé, à l'éducation et à la justice. Nous envisageons une province où les Franco-Ontariens peuvent accéder aux services gouvernementaux en français chaque fois qu'ils en ont besoin, des services dont la qualité est égale à celle des services offerts à la majorité anglophone. La concrétisation de cette vision est essentielle au bien-être et à la santé des francophones de toute la province. Être un partenaire solide et un ardent défenseur de la communauté franco-ontarienne est au cœur de l'identité d'un Parti libéral de l'Ontario fort.

Notre plan :

Moderniser la Loi sur les services en français. Au cours de la première année, le ministre ou la ministre des Affaires francophones entreprendra une consultation provinciale auprès des Franco-Ontariens afin de mettre à jour la Loi sur les services en français et de s'assurer que les Franco-Ontariens peuvent avoir accès aux services gouvernementaux en français partout dans la province. Il est essentiel qu'à mesure que la Loi est modernisée et que les services en français sont élargis, nous renforcions les capacités et nous remédions aux lacunes dans tous les secteurs, y compris les soins de santé. La Loi doit refléter les réalités et les besoins des francophones au XXIe siècle.

Rétablir immédiatement le Commissaire aux services en français comme agent indépendant de l'Assemblée législative. Sous la direction de Doug Ford, le commissaire aux services en français, entièrement supprimé initialement, n'est plus un agent indépendant de l'Assemblée législative, comme le sont le commissaire à l'intégrité ou le vérificateur général. Le rôle du commissaire a en outre été réduit. Les Franco-Ontariens ont besoin d'une voix francophone efficace et indépendante dans la fonction publique provinciale. Dans l’optique d’une collaboration mutuelle en vue d'une province plus équitable, il est essentiel que le commissaire puisse enquêter sur les plaintes comme bon lui semble, conseiller librement le gouvernement et préconiser des améliorations dans la prestation des services en français.

Élargir l'accès aux services de santé en français. Les services de soins de santé en français ne sont pas offerts de façon uniforme dans les régions désignées et, généralement, grand nombre de Franco-Ontariens ont besoin d'un meilleur accès aux soins de santé en français. Dans la perspective du nouveau système de santé en 2022, nous nous engageons à accroître l'accès aux soins prioritaires en français, en mettant particulièrement l'accent sur la santé mentale, les soins à domicile et les soins primaires. Cet engagement comprendra le soutien et le financement de l'expansion de modèles novateurs de prestation de services, y compris l'expansion des services de télésanté, et la formation accélérée en soins de santé pour remédier au manque de ressources humaines dans le domaine des services de soins de santé en français.

Défendre et renforcer le système d'éducation en langue française de l'Ontario. L'éducation de la maternelle à la 12e année est généralement perçue comme la pierre angulaire de la francophonie ontarienne. Partout dans la province, les écoles de langue française servent de carrefours culturels et communautaires et contribuent à la protection et à l'épanouissement de la langue et de la culture françaises. On compte 12 conseils scolaires de langue française en Ontario, soit 470 écoles de langue française et près de 110 000 élèves. Nous continuerons d'appuyer les élèves francophones et leurs familles, et de collaborer avec la communauté francophone de l'Ontario pour élaborer des stratégies de recrutement et de maintien en poste du personnel enseignant francophone. Il est essentiel pour l'avenir de la langue et de la culture françaises que l'éducation en langue française demeure solide.

S'engager à financer la première université de langue française de l'Ontario. Les gouvernements provincial et fédéral ont signé un protocole d'entente qui engage formellement les deux instances gouvernementales à établir l'université. La moitié du financement de ce projet estimé à 126 millions de dollars proviendra du gouvernement fédéral et l'autre moitié du gouvernement de l'Ontario. La province commencera à payer sa part de l'entente en 2023, après les prochaines élections provinciales. Notre gouvernement ne renoncera, en aucun cas, à son engagement envers la communauté francophone

Accroître la communauté francophone en Ontario. Le gouvernement et la communauté doivent travailler ensemble pour attirer des immigrants francophones dans notre province et aider à perpétuer une tradition de langue française en Ontario qui remonte à plus de 400 ans. Nous travaillerons en étroite collaboration avec le gouvernement fédéral, les municipalités et la communauté francophone pour attirer et retenir les immigrants francophones en Ontario. La croissance de la communauté francophone sera une priorité pour le ministère des Affaires francophones et le Cabinet du premier ministre. Entre autres mesures, nous nous engageons à améliorer les services d'établissement qui aideraient les nouveaux immigrants à s'établir en Ontario, à promouvoir les avantages de l'immigration francophone auprès des employeurs et des communautés franco-ontariennes, et à élaborer un plan de marketing pour promouvoir l'Ontario français à l'échelle internationale.

Tripler l’enveloppe budgétaire du Programme d’appui à la francophonie ontarienne (PAFO). Le programme a récemment été élargi pour l'exercice 2019-2020 afin de cibler les organismes à but lucratif et sans but lucratif, mais le financement doit être augmenté pour répondre à la demande accrue. Nous triplerons le financement de ce programme, qui passera de 1 à 3 millions de dollars par année, afin de continuer à renforcer la capacité des organismes francophones de l'Ontario.

Améliorer les services de première ligne en français et accroître l'accès à la justice en langue française. Le gouvernement de l'Ontario doit offrir un accès rapide et uniforme à la justice en français. Malgré les progrès réalisés, nous mettrons en œuvre plus rapidement et plus globalement en Ontario le rapport de 2012 sur l'accès à la justice en français (le produit d'une importante recommandation faite par le commissaire aux services en français de l'Ontario, alors indépendant) et le rapport subséquent de 2015 sur l'amélioration de l'accès à la justice en français. Le projet pilote du gouvernement actuel à Sudbury, qui s'appuie sur le succès d'un projet pilote antérieur à Ottawa, est un bon début, mais en 2022, nous devrons étendre les projets pilotes à d'autres régions désignées, et prévoir de franchir l'étape du projet pilote.

Accroître les options de services de garde en français dans toute la province. Notre plan visant l'universalité des services de garde comprend des investissements dans de nouvelles garderies francophones agréées afin de répondre aux besoins croissants des familles franco-ontariennes. Au-delà des places en lieux de garde, nous savons qu'il est difficile de recruter et de retenir des éducatrices et éducateurs dans le secteur, surtout dans les régions rurales ou éloignées et dans les programmes adaptés aux besoins particuliers des enfants francophones. Nous consacrerons des fonds spécifiques au recrutement dans ces régions et travaillerons avec des partenaires (p. ex. l'Ordre des éducatrices et des éducateurs de la petite enfance, l'Association des éducatrices et des éducateurs de la petite enfance de l'Ontario, les établissements postsecondaires et les conseils scolaires) pour répondre aux besoins en matière de dotation, améliorer le recrutement et accroître l'intérêt pour les carrières en éducation de la petite enfance.

Mettre les préoccupations franco-ontariennes au centre de notre parti et de notre gouvernement. Nous créerons un poste de conseiller aux affaires francophones auprès de la cheffe du parti et, une fois au gouvernement, auprès de la Première ministre. Ce poste sera occupé par un.e franco-ontarien.ne. Le ou la titulaire de ce poste aura pour rôle de veiller à ce que la cheffe du parti soit pleinement informée de toutes les questions urgentes et des possibilités de progrès au sein de la communauté francophone de l'Ontario et, une fois au gouvernement, il ou elle assurera la liaison entre le Cabinet du premier ministre et le cabinet du ministre des Affaires francophones. En tant que première ministre, je m'engage à faire en sorte que les francophones soient représentés au sein du cabinet de notre gouvernement, à titre de ministres, lorsque nous formerons le gouvernement en 2022.

Dans l'immédiat, je m'engage à établir un réseau de bénévoles francophones au sein du parti et à promouvoir l'engagement politique des candidats francophones, afin que nous puissions nous assurer que les questions francophones soient au cœur des préoccupations du Parti libéral de l'Ontario avant la prochaine élection.